La lutte d’Halba Diouf contre la Fédération française d’athlétisme
La justice française a été appelée à se prononcer sur l’épineuse question de la participation des sportives transgenres aux compétitions féminines dans le cadre du procès d’Halba Diouf, une sprinteuse de niveau national de 23 ans qui poursuit la Fédération française d’athlétisme (FFA) pour discrimination basée sur l’identité de genre et harcèlement moral.
Détails
Halba Diouf, née garçon au Sénégal et arrivée en France à l’âge de 4 ans, a entamé sa transition hormonale et chirurgicale en 2021. Son identité féminine a été administrativement reconnue fin 2022. Elle pratique l’athlétisme depuis sa plus tendre enfance et a dénoncé « des stéréotypes et des préjugés » lors de l’audience.
Le procès
La 12e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris a été appelée à se prononcer sur l’épineuse question de la participation des sportives transgenres aux compétitions féminines. Halba Diouf a déclaré que « ça a été extrêmement violent » et qu’elle a dû faire beaucoup de pédagogie pour faire comprendre les choses essentielles.
La position de la Fédération française d’athlétisme
La Fédération française d’athlétisme (FFA) n’a pas encore réagi officiellement au procès. Cependant, il est à noter que la FFA a mis en place des règles pour les athlètes transgenres en 2020, qui prévoient que les athlètes transgenres doivent avoir subi une transition chirurgicale et hormonale pour être autorisés à participer aux compétitions féminines.
La conséquence du procès
Le procès d’Halba Diouf a ouvert la boîte de pandore sur la question de la participation des sportives transgenres aux compétitions féminines. La décision du tribunal judiciaire de Paris aura des conséquences importantes pour les athlètes transgenres et pour la Fédération française d’athlétisme.
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