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Zambie : l’ombre des « dettes cachées » chinoises et le péril africain

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Nouvel aéroport international Simon Mwansa Kapwepwe de Ndola, financé par la Chine, en Zambie.
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L’engrenage de la dette chinoise : le cas zambien

L’ambition démesurée de l’ex-président zambien Edgar Lungu en matière d’infrastructures a plongé le pays dans un abîme d’endettement vis-à-vis de Pékin, culminant par un défaut sur sa dette souveraine fin 2020. Ce précédent, le premier du genre sur le continent africain, a mis en lumière les dangers des contrats opaques et des « dettes cachées », un phénomène qui continue de menacer la stabilité économique de plusieurs nations africaines.

Le nouvel aéroport international Simon Mwansa Kapwepwe de Ndola, financé par la Chine, dans la province de Copperbelt, symbolise cette ère d’investissements massifs mais souvent onéreux. Si la Zambie s’efforce aujourd’hui de se relever de cette crise financière, le chemin est long et les liens avec la Chine, bien que réévalués, demeurent complexes.

Un piège aux ramifications continentales

La Zambie n’est pas un cas isolé. Le continent africain a été le théâtre de plusieurs scandales de « dettes cachées » qui ont failli mettre à genoux des économies entières. Du Sénégal, qui a récemment révélé une dissimulation de passif sans précédent, aux « tuna bonds » mozambicains, en passant par les prêts contractés par le Congo et le Tchad auprès de négociants pétroliers, le modus operandi est souvent le même : des accords obscurs, des conditions financières défavorables et une absence de transparence qui minent la souveraineté économique.

Ces pratiques ont créé un séisme politique et économique dans les pays concernés, soulignant l’urgence d’une gouvernance plus rigoureuse et d’une plus grande vigilance face aux offres de financement apparemment alléchantes.

La Zambie face à son avenir : entre redressement et vigilance

Malgré les défis, la Zambie montre des signes de redressement. « La Zambie retrouve progressivement sa place d’économie crédible, stable et attractive pour l’investissement », a affirmé en novembre Situmbeko Musokotwane, son ministre des Finances et du Plan. Cette déclaration intervient alors que S&P Global Ratings a retiré Lusaka de la catégorie des pays en défaut souverain, un pas significatif vers la normalisation.

Toutefois, la prudence reste de mise. Le processus de restructuration de la dette est complexe et implique de nombreux acteurs. La capacité de la Zambie à maintenir le cap de la transparence et de la bonne gestion sera cruciale pour éviter de retomber dans les pièges du passé. L’expérience zambienne sert de mise en garde et de leçon pour l’ensemble du continent, rappelant que la soif d’infrastructures ne doit jamais compromettre la viabilité financière à long terme d’une nation.


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