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Sécurité hydrique au Maroc : Des réserves d’eau prometteuses et une gestion optimisée en 2025

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Vue aérienne d'un barrage marocain rempli, symbolisant les réserves d'eau du pays.
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Le Maroc, pays confronté aux aléas climatiques et à la pression sur ses ressources en eau, affiche un bilan hydrique encourageant pour la période allant du 1er septembre au 30 décembre 2025. Les retenues d’eau dans les différents bassins hydrauliques du Royaume ont atteint un volume significatif de 1,770 million de mètres cubes, un chiffre qui témoigne de l’importance des apports récents.

Une saison hydrique sous le signe de l’abondance concentrée

Les données officielles, relayées par le portail électronique « Maadialna » du ministère de l’Équipement et de l’Eau, révèlent une dynamique particulière cette saison. Sur le volume total enregistré depuis le début de septembre, une part colossale de

1,348 million de mètres cubes a été reçue après le 12 décembre 2025. Cela représente environ 76% des retenues totales, soulignant une concentration remarquable des précipitations et des apports d’eau sur une période relativement courte.

Cette intensification des flux hydriques en fin d’année est un facteur clé pour la reconstitution des réserves, offrant une bouffée d’oxygène aux régions qui en dépendent pour l’agriculture, l’approvisionnement en eau potable et l’industrie.

Gestion des excédents : Un déversement maîtrisé vers la mer

Malgré ces apports massifs, la gestion des excédents semble avoir été menée avec une certaine efficacité. Depuis le 12 décembre, les quantités d’eau rejetées en mer se sont élevées à 80,2 millions de mètres cubes. Ce volume représente seulement 5,9% de l’eau totale reçue par les barrages durant cette même période, un pourcentage jugé faible par « Maadialna », indiquant une capacité d’emmagasinage et de régulation appréciable.

Répartition des déversements par bassin : Le Sebou en tête

Les déversements en mer ne sont pas uniformes et se répartissent selon la capacité et la saturation des différents bassins. Le bassin hydraulique du Sebou a enregistré la plus grande part avec 29,1 millions de mètres cubes. Il est suivi par Oum Er-Rbia (26,5 millions m³), Loukkos (9,7 millions m³), Tensift (7,5 millions m³), Souss-Massa (3,5 millions m³), Bouregreg (3 millions m³) et Moulouya (0,9 million m³).

Cette répartition met en lumière les zones où la pression hydrique a été la plus forte ou où les capacités de stockage ont été rapidement atteintes, nécessitant des rejets pour prévenir tout risque. Le faible volume global déversé en mer est un indicateur positif de la stratégie de conservation et de valorisation de l’eau mise en œuvre par le Royaume.

Perspectives et enjeux

Ces chiffres, bien que prometteurs pour la saison en cours, rappellent l’importance cruciale d’une gestion proactive et durable des ressources hydriques au Maroc. Face aux défis du changement climatique, la surveillance continue, l’optimisation des infrastructures et la sensibilisation à l’économie d’eau demeurent des piliers essentiels pour assurer la sécurité hydrique du pays à long terme.


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