Trente ans après l’arrêt Bosman, des footballeurs et l’association Justice for Players demandent à la FIFA la refonte du système des transferts
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Le 15 décembre 1995, la Cour de justice des Communautés européennes a pris la décision de libéraliser le marché des transferts, un arrêt qui a révolutionné le monde du football. Trente ans plus tard, l’association Justice for Players, créée en 2025, dépose une action collective contre la FIFA pour la contraindre à verser des dédommagements. Cette action s’inscrit dans la continuité de l’affaire Diarra, où l’international français Lassana Diarra contestait les sanctions prises à son encontre pour avoir voulu s’engager dans un club alors que son contrat le liait à un autre.
Une action collective pour changer les règles
La fondation Justice for Players assigne la FIFA et cinq fédérations de foot (aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, au Danemark et en France) pour faire changer les règlements et obtenir des réparations financières. Selon Le Monde, plusieurs milliards d’euros de dommages liés au droit de la concurrence sont en jeu. L’avocat de Justice for Players, Dolf Segaar, explique que « tous les footballeurs professionnels qui ont joué entre 2002 et 2024, qui sont encore en activité ou à la retraite, ont été victimes du système de transferts et peuvent se joindre à cette action ».
Une critique de la gouvernance de la FIFA
Le président de l’UNFP, David Terrier, commente : « La FIFA n’a rien changé et surtout pas son modèle de gouvernance. Elle lance des consultations, puis prend ses décisions unilatéralement. Elle continue d’agir comme si elle était un État à part entière, alors que c’est un organisme de droit privé qui doit instaurer un processus avec les partenaires sociaux pour mettre en place une convention collective. »
Une réaction de la FIFA
La FIFA a réagi à cette action au niveau mondial, saluant l’initiative dans un communiqué. Cependant, plusieurs acteurs dénoncent auprès du Monde son double discours.
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